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Grammaire · CM1 · CM2 · 6ᵉ

La phrase CM1, CM2, 6ᵉ : leçon et exercices corrigés

Vous trouverez ici les 5 notions de la phrase abordées en CM1, CM2, 6ᵉ : pour chacune, la règle telle qu'on l'explique à un élève, puis des exercices avec leur corrigé. Tout est libre de reproduction pour la classe, et le générateur compose une fiche A4 différente autant de fois que nécessaire.

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Phrase complexe : propositions juxtaposées, coordonnées, subordonnées

Une phrase peut contenir un seul verbe conjugué (« le chat dort ») ou plusieurs (« le chat dort quand la nuit tombe ») : elle est alors complexe. Votre enfant apprend d'abord à compter les verbes conjugués, puis à distinguer les trois façons de relier les morceaux : une virgule (« il pleut, je reste »), un petit mot comme « et » ou « mais », ou une dépendance (« je reste parce qu'il pleut »). Au programme du CM2 — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 3, BO n°16 du 17 avril 2025).

La leçon

1J'observe

Il pleut (proposition) , (un signe) je reste à la maison. (proposition). Juxtaposées : aucun mot de liaison, seulement un signe.
Il pleut (proposition) et (conjonction, coordination) je reste à la maison. (proposition). Coordonnées : chacune pourrait vivre seule.
Je reste à la maison (proposition) parce qu’il pleut. (subordonnée). « parce qu’il pleut » ne vit pas seul : il dépend de l’autre.

2D'abord : simple ou complexe ?

On compte les verbes conjugués : un seul → phrase simple ; plusieurs → phrase complexe. Chaque verbe conjugué est le noyau d'une proposition.

  • simple : « Le chien aboie. » (1 verbe)
  • complexe : « Le chien aboie parce qu'il a faim. » (2 verbes)

Attention : un infinitif (« il veut jouer ») ou un participe (« le chat endormi ») ne compte pas — il n'est pas conjugué.

3Je comprends

Dans une phrase complexe, ce qui compte ensuite, c'est le lien entre les propositions. Il y en a trois, et c'est le mot de liaison qui le donne :

  • juxtaposition — aucun mot de liaison, seulement un signe : virgule, point-virgule ou deux-points ;
  • coordination — une conjonction de coordination : mais, ou, et, donc, or, ni, car ;
  • subordination — un mot subordonnant : une conjonction de subordination (que, quand, lorsque, parce que, si, pendant que…) ou un pronom relatif (qui, que, dont, où).

4Je retiens

Deux propositions sont juxtaposées (un signe), coordonnées (et, mais, car…) ou l’une est subordonnée à l’autre (parce que, quand, qui…).

5Je m'entraîne

  1. « Il fait froid, je mets un bonnet. » : les propositions sont . juxtaposéescoordonnéessubordonnées
    Voir la réponse

    juxtaposées — Aucun mot de liaison, seulement une virgule : elles sont juxtaposées.

  2. « Je mets un bonnet car il fait froid. » : les propositions sont . coordonnéessubordonnéesjuxtaposées
    Voir la réponse

    coordonnées — « car » est une conjonction de coordination, comme et, mais, ou.

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Exercices, avec le corrigé

« Les enfants chantent, le maître joue du piano. » — Dans cette phrase, comment les propositions sont-elles reliées ?

  1. a. par juxtaposition · par coordination · par subordination Réponse par juxtaposition
  2. b. par juxtaposition · par coordination · par subordination Réponse par juxtaposition

Classe chaque phrase dans la bonne catégorie.

  1. a. Je connais la réponse, je n’ose pas la dire. · Le village devient tout blanc parce que la neige tombe. · La pluie tombe sur le toit pendant que nous jouons aux cartes. · Le chien aboie dans le jardin, le facteur passe devant la maison. · Mon frère est malade, il reste au lit. · La nuit tombe donc les oiseaux se taisent. · Je connais la réponse mais je n’ose pas la dire. · J’ai bien travaillé donc la maîtresse me félicite. · La maîtresse me félicite parce que j’ai bien travaillé. → Par juxtaposition / Par coordination / Par subordination Réponse Le chien aboie dans le jardin, le facteur passe devant la maison. → Par juxtaposition · Mon frère est malade, il reste au lit. → Par juxtaposition · La nuit tombe donc les oiseaux se taisent. → Par coordination · Je connais la réponse mais je n’ose pas la dire. → Par coordination · J’ai bien travaillé donc la maîtresse me félicite. → Par coordination · La maîtresse me félicite parce que j’ai bien travaillé. → Par subordination · Je connais la réponse, je n’ose pas la dire. → Par juxtaposition · Le village devient tout blanc parce que la neige tombe. → Par subordination · La pluie tombe sur le toit pendant que nous jouons aux cartes. → Par subordination

Classe chaque phrase dans la bonne colonne.

  1. a. Quelle heure est il · Le chat dort sur le canapé · Aimes tu les livres · Je vais au parc · Quel est ton nom · La maison est bleue → Déclarative / Interrogative Réponse Je vais au parc → Déclarative · Quel est ton nom → Interrogative · La maison est bleue → Déclarative · Quelle heure est il → Interrogative · Le chat dort sur le canapé → Déclarative · Aimes tu les livres → Interrogative

Relie chaque élément à sa paire.

  1. a. Je connais la réponse, je n’ose pas la dire. · Le boulanger prépare le pain, le jour se lève. · Tu prends le bus ou tu marches jusqu’à l’école. · Le bébé dort quand sa mère prépare le repas. · La pluie tombe sur le toit quand nous jouons aux cartes. ↔ par juxtaposition · par coordination · par subordination Réponse Je connais la réponse, je n’ose pas la dire. → par juxtaposition · Le boulanger prépare le pain, le jour se lève. → par juxtaposition · Tu prends le bus ou tu marches jusqu’à l’école. → par coordination · Le bébé dort quand sa mère prépare le repas. → par subordination · La pluie tombe sur le toit quand nous jouons aux cartes. → par subordination

Deux exemples par type d'exercice. Composer une fiche complète sur phrase complexe : propositions juxtaposées, coordonnées, subordonnées, tirée au sort parmi 258 exercices vérifiés.

Les liens logiques et les connecteurs

« Il pleuvait, donc nous sommes restés à la maison » : le petit mot « donc » dit que la pluie est la cause et le fait de rester, la conséquence. Votre enfant apprend à choisir le mot de liaison qui dit le bon lien — cause, conséquence, opposition, but, ajout, temps — et à le reconnaître dans ce qu’il lit : c’est ce qui permet de suivre un raisonnement. Au programme de la 6e (repérer les liens logiques) — Lecture et compréhension (programme de cycle 3, BO n°16 du 17 avril 2025) ; repris en 3e : « employer des connecteurs logiques variés » (programme de cycle 4, BO n°10 du 5 mars 2026).

La leçon

1J'observe

le lien, des connecteurs. cause car, parce que, puisque, comme… ; conséquence donc, alors, c’est pourquoi ; opposition mais, pourtant, cependant… ; but pour, pour que, afin de, afin que ; ajout de plus, en plus, aussi… ; temps puis, ensuite, quand, lorsque…
Il pleuvait… La suite est-elle ce qu’on attendait ? Oui : conséquence : donc — Il pleuvait, donc nous sommes restés.. Non : opposition : pourtant — Il pleuvait, pourtant nous sommes sortis..
Nous (pronom) sommes restés (verbe, conséquence) car (conjonction, annonce la cause) il (pronom) pleuvait. (verbe, cause). Même lien que « donc », dans l’autre sens.

2Je comprends

Deux faits peuvent être liés de bien des façons. Le connecteur logique (ou mot de liaison) dit laquelle : changer le connecteur change le sens de la phrase.

  • Cause — pourquoi ? car, parce que, puisque, comme, à cause de : « Je mets mon manteau car il fait froid. »
  • Conséquence — et alors ? donc, alors, c'est pourquoi : « Il pleuvait, donc nous sommes restés à la maison. »
  • Opposition — contrairement à ce qu'on attendait : mais, pourtant, cependant, alors que, bien que, malgré : « Il pleut, pourtant Léa sort sans parapluie. »
  • But — dans quel but ? pour, afin de (+ infinitif), pour que, afin que (+ subjonctif) : « Parle fort pour que tout le monde t'entende. »
  • Ajout — et en plus : de plus, en plus, aussi, également, en outre : « Ce vélo est léger. De plus, il est solide. »
  • Temps — quand ? dans quel ordre ? puis, ensuite, quand, lorsque, pendant que, dès que, avant de : « Je me brosse les dents, puis je vais me coucher. »

3Je retiens

Le connecteur dit le lien entre deux faits : cause, conséquence, opposition, but, ajout ou temps.

4Je m'entraîne

  1. Je mets mon manteau il fait froid. cardoncpourtant
    Voir la réponse

    car — « il fait froid » est la raison : c’est la cause, donc car.

  2. Il a mal au pied, il continue de courir. pourtantdonccar
    Voir la réponse

    pourtant — Continuer de courir, on ne l’attendait pas : c’est une opposition.

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Exercices, avec le corrigé

Complète chaque phrase avec le mot qui convient.

  1. a. Il fait très chaud, … nous allons à la piscine. bien que · car · alors · pourtant Réponse alors
  2. b. Les routes sont glissantes … il a gelé cette nuit. donc · pourtant · afin que · car Réponse car

Complète avec les mots de l'encadré.

  1. a. Mon vélo est cassé, … je vais à l'école à pied. Réponse donc
  2. b. Lina aime le chocolat … sa sœur le déteste. Réponse alors que

Classe chaque phrase dans la bonne catégorie.

  1. a. Parle plus fort pour que tout le monde t'entende. · Les enfants ont trop crié, alors le maître s'est fâché. · Le spectacle était drôle. De plus, il était gratuit. · Malgré la pluie, nous sommes sortis. · Le chat avait faim, donc il a miaulé. · Le jardinier arrose les plantes pour que les fleurs soient belles. · Léa parle anglais ; elle parle aussi espagnol. · Le film était long, cependant personne ne s'est ennuyé. → Un but / Une opposition / Un ajout / Une conséquence Réponse Parle plus fort pour que tout le monde t'entende. → Un but · Les enfants ont trop crié, alors le maître s'est fâché. → Une conséquence · Le spectacle était drôle. De plus, il était gratuit. → Un ajout · Malgré la pluie, nous sommes sortis. → Une opposition · Le chat avait faim, donc il a miaulé. → Une conséquence · Le jardinier arrose les plantes pour que les fleurs soient belles. → Un but · Léa parle anglais ; elle parle aussi espagnol. → Un ajout · Le film était long, cependant personne ne s'est ennuyé. → Une opposition

Classe chaque phrase dans la bonne colonne.

  1. a. Il pleuvait, donc nous sommes restés à la maison. · Je mets mon manteau car il fait froid. · Le magasin est fermé car nous sommes dimanche. · Il a neigé toute la nuit, c'est pourquoi l'école est fermée. · La route était bloquée, c'est pourquoi nous avons fait un détour. · Les routes sont glissantes car il a gelé cette nuit. · Léo a beaucoup révisé, alors il a réussi son contrôle. · Paul est en retard car son réveil n'a pas sonné. → Une cause / Une conséquence Réponse Paul est en retard car son réveil n'a pas sonné. → Une cause · Il pleuvait, donc nous sommes restés à la maison. → Une conséquence · Je mets mon manteau car il fait froid. → Une cause · Le magasin est fermé car nous sommes dimanche. → Une cause · Il a neigé toute la nuit, c'est pourquoi l'école est fermée. → Une conséquence · La route était bloquée, c'est pourquoi nous avons fait un détour. → Une conséquence · Les routes sont glissantes car il a gelé cette nuit. → Une cause · Léo a beaucoup révisé, alors il a réussi son contrôle. → Une conséquence

Relie chaque élément à sa paire.

  1. a. car · en plus · alors · ensuite · mais ↔ le temps · l'opposition · la cause · l'ajout · la conséquence Réponse car → la cause · en plus → l'ajout · alors → la conséquence · ensuite → le temps · mais → l'opposition

Deux exemples par type d'exercice. Composer une fiche complète sur les liens logiques et les connecteurs, tirée au sort parmi 288 exercices vérifiés.

Types de phrases

Une phrase peut affirmer (« tu fermes la porte »), demander (« est-ce que tu fermes la porte ? ») ou donner un ordre (« ferme la porte »). Votre enfant apprend à reconnaître ces trois types de phrases à leur construction — un mot pour questionner, un sujet qui disparaît pour ordonner —, la ponctuation finale venant le confirmer. Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 3 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.

La leçon

1Les trois façons de poser une question

Du plus courant au plus soutenu : « Tu viens ? » (l'intonation, à l'oral), « Est-ce que tu viens ? », « Viens-tu ? » (le sujet passe après le verbe, avec un trait d'union).

Tu viens ? devient Est-ce que tu viens ? (est-ce que) ; Tu viens ? devient Viens-tu ? (sujet après)

2Le type et la forme, deux choses différentes

Une phrase a un type (déclarative, interrogative, impérative) et peut en plus prendre une forme : négative (« Ne ferme pas la porte. ») ou exclamative (« Comme cette porte est lourde ! »). La forme se pose par-dessus le type : « Comme il fait beau ! » est une phrase déclarative à la forme exclamative.

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Les formes négative et exclamative

Une même phrase peut se mettre à la forme négative (« il ne vient pas » : deux mots encadrent le verbe) ou à la forme exclamative (« comme il fait beau ! » : un mot en tête dit la surprise ou l'admiration). Votre enfant apprend à reconnaître ces deux formes et à passer d'une phrase affirmative à l'une ou à l'autre — au CM, aussi avec un temps composé : « il n'a pas mangé ». Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 3 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.

La leçon

1L'élision et la place

  • Devant une voyelle ou un h muet, ne devient n' : il n'aime pas, elle n'habite plus ici.
  • Aux temps composés, la négation encadre l'auxiliaire : « Je n'ai pas mangé » (et non « je n'ai mangé pas »). Sauf avec personne, placé après le participe : « Je n'ai vu personne ».
  • La forme négative se pose sur tous les types : « Ne ferme pas la porte ! » est une phrase impérative à la forme négative.
Faux : Je n’ai mangé pas.. Juste : Je n’ai pas mangé.. Aux temps composés, la négation encadre l’auxiliaire (sauf personne : je n’ai vu personne).

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La phrase impérative

Donner un ordre fait disparaître le sujet : « tu ranges ta chambre » devient « range ta chambre ! ». C'est l'un des trois types de phrases, avec la phrase qui affirme et celle qui questionne. Le piège est le « s » final, qui disparaît lui aussi. Votre enfant apprend à reconnaître cette phrase et à la construire. Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 3 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.

La leçon

1Un type, qui peut prendre une forme

L'impérative est un type de phrase, comme la déclarative et l'interrogative. La forme négative se pose par-dessus : « Ne ferme pas la porte ! » est une phrase impérative à la forme négative.

Attention au point d'exclamation : « Range ta chambre ! » donne un ordre — c'est l'absence de sujet qui en fait une impérative, pas le signe.

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