Grammaire · 5ᵉ · 4ᵉ · 3ᵉ

La phrase 5ᵉ, 4ᵉ, 3ᵉ : leçon et exercices

Vous trouverez ici les 7 notions de la phrase abordées en 5ᵉ, 4ᵉ, 3ᵉ : pour chacune, la règle telle qu'on l'explique à un élève, puis des exercices avec leur corrigé. Tout est libre de reproduction pour la classe, et le générateur compose une fiche A4 différente autant de fois que nécessaire.

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Propositions subordonnées : relative, conjonctive, interrogative indirecte

Une subordonnée n'est pas toujours la même chose : elle peut préciser un nom (« le livre que j'ai lu » — relative), compléter un verbe (« je sais qu'il vient » — conjonctive) ou reprendre une question (« je me demande s'il vient » — interrogative indirecte). Votre enfant apprend à les reconnaître et à les nommer. Au programme de la 5e — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 4, BO n°10 du 5 mars 2026).

La leçon

La règle

Une subordonnée dépend toujours de quelque chose. Pour la nommer, ne regarde pas le mot qui l'introduit — regarde ce qu'elle complète, juste avant elle.

La relative

Elle complète un nom, appelé son antécédent, et fait partie du groupe nominal. Elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel.

« Le livre que j'ai lu est passionnant. » → que j'ai lu complète le livre.

Le pronom relatif se choisit selon sa fonction dans la subordonnée : qui = sujet, que = COD, dont remplace un complément introduit par « de », indique le lieu ou le temps.

La conjonctive

Elle est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, comme, si, parce que, bien que, pour que…) et complète un verbe, ou toute la phrase :

  • complétive — elle est le COD du verbe : « Je pense qu'il viendra. » (je pense quoi ?)
  • circonstancielle — elle donne le temps, la cause, le but, la condition : « Il part parce qu'il pleut. »

L'interrogative indirecte

C'est une question rapportée, pas posée. Elle suit un verbe de question ou de savoir (demander, savoir, ignorer, se demander) et se reconnaît à trois absences : pas de point d'interrogation, pas d'inversion du sujet, pas de « est-ce que ».

  • « Je me demande s'il viendra. » — et non je me demande viendra-t-il ?
  • « Dis-moi où tu vas. » — et non où vas-tu.

Exemples

  • « La maison où j'ai grandi est vendue. » → relative, elle complète la maison
  • « J'espère que tu vas bien. » → conjonctive complétive, COD de espère
  • « Nous rentrerons quand il fera nuit. » → conjonctive circonstancielle de temps
  • « Il ignore ce que tu veux. » → interrogative indirecte

Astuce

Le mot que est le grand piège : tantôt pronom relatif, tantôt conjonction. Un seul test :

Cherche un nom juste avant. S'il y en a un et que la subordonnée en parle, c'est une relative. Sinon, c'est une conjonctive.

  • « le film que j'ai vu » → le film est là, la subordonnée en parle → relative.
  • « je crois que tu as raison » → avant que, il y a le verbe crois → conjonctive.

Ne confonds pas ce classement avec la simple reconnaissance d'une phrase complexe : là, on comptait les verbes conjugués ; ici, on nomme le type de chaque subordonnée.

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Exercices, avec le corrigé

Réponds à la consigne écrite au début de chaque ligne.

  1. a. « Ce beau curé que ce joueur pousse est gentil » — quel est le type de cette subordonnée ? interrogative indirecte · relative · conjonctive Réponse relative
  2. b. « La pluie tombe sur le toit quand nous jouons aux cartes » — quel est le type de cette subordonnée ? interrogative indirecte · conjonctive · relative Réponse conjonctive

Complète avec les mots de l'encadré.

  1. a. Je ne sais pas tes brigands vendent Réponse ce que
  2. b. Tu sais les princesses courent Réponse

Classe chaque mot dans la bonne catégorie.

  1. a. Tu sais où leurs cadets battent ce clairon · Nous savons où ses joueurs répètent ces notes · Cette directrice contente que ce filleul regarde est vive · Je sais que des messagers reviennent · Il se demande si ses coucous disparaissent · Cette jolie pie que ma fermière regarde semble méchante · Ce communiant malin que la religieuse pousse semble petit · Tu penses que ses chats tremblent · Tu penses que ce protecteur trouve tes seaux → Propositions relatives / Propositions conjonctives / Interrogatives indirectes Réponse Tu penses que ses chats tremblent → Propositions conjonctives · Tu penses que ce protecteur trouve tes seaux → Propositions conjonctives · Tu sais où leurs cadets battent ce clairon → Interrogatives indirectes · Nous savons où ses joueurs répètent ces notes → Interrogatives indirectes · Cette directrice contente que ce filleul regarde est vive → Propositions relatives · Je sais que des messagers reviennent → Propositions conjonctives · Il se demande si ses coucous disparaissent → Interrogatives indirectes · Cette jolie pie que ma fermière regarde semble méchante → Propositions relatives · Ce communiant malin que la religieuse pousse semble petit → Propositions relatives

Classe chaque mot dans la bonne colonne.

  1. a. Le boulanger prépare le pain quand le jour se lève · Ce parent poli que mon médecin place paraît lent · Elle dit que mes sirènes sautent · Elle dit que ma bête entend ces chansons · Ma bouchère gaie qui entre est méchante · Le chien aboie dans le jardin quand le facteur passe devant la maison · Un visiteur lent qui rit est grand → Propositions relatives / Propositions conjonctives Réponse Elle dit que mes sirènes sautent → Propositions conjonctives · Elle dit que ma bête entend ces chansons → Propositions conjonctives · Ma bouchère gaie qui entre est méchante → Propositions relatives · Le chien aboie dans le jardin quand le facteur passe devant la maison → Propositions conjonctives · Un visiteur lent qui rit est grand → Propositions relatives · Le boulanger prépare le pain quand le jour se lève → Propositions conjonctives · Ce parent poli que mon médecin place paraît lent → Propositions relatives

Relie chaque élément à sa paire.

  1. a. Nous savons où le merle dort · Je ne sais pas ce que mes cousines achètent · Nous voyons que mon campagnard porte ses tirelires · Cette patronne maligne qui travaille est vive · La maîtresse explique la leçon lorsque les élèves écoutent ↔ relative · interrogative indirecte · conjonctive Réponse Nous savons où le merle dort → interrogative indirecte · Je ne sais pas ce que mes cousines achètent → interrogative indirecte · Nous voyons que mon campagnard porte ses tirelires → conjonctive · Cette patronne maligne qui travaille est vive → relative · La maîtresse explique la leçon lorsque les élèves écoutent → conjonctive

Deux exemples par type d'exercice. Composer une fiche complète sur propositions subordonnées : relative, conjonctive, interrogative indirecte, tirée au sort parmi 286 exercices vérifiés.

Discours direct, indirect, indirect libre

On peut rapporter des paroles de trois façons : en les citant telles quelles (« Il a dit : « Je viens. » »), en les reformulant (« Il a dit qu'il venait »), ou en les glissant dans le récit sans guide clair (discours indirect libre). Votre enfant apprend à les distinguer à la lecture. Au programme de la 5e — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 4, BO n°10 du 5 mars 2026).

La leçon

La règle

Rapporter des paroles, c'est choisir la distance qu'on met entre elles et soi.

  • Discours direct — les paroles sont citées telles quelles, signalées par des guillemets ou un tiret, avec un verbe de parole : « Je viendrai demain », dit-il.
  • Discours indirect — les paroles sont fondues dans la phrase, introduites par que, si ou un mot interrogatif. Plus de guillemets, plus de ponctuation de dialogue : Il dit qu'il viendrait le lendemain.
  • Discours indirect libre — ni guillemets ni mot subordonnant, mais on entend quand même la voix du personnage. C'est un procédé de roman : Il regardait la porte. Viendrait-elle enfin ?

Passer du direct à l'indirect

C'est l'exercice classique, et il ne s'improvise pas : trois choses changent en même temps.

1. La personne. « Je » devient « il » ou « elle », « mon » devient « son ».

  • « Je ferai mes devoirs. » → Il dit qu'il ferait ses devoirs.

2. Le temps — c'est la concordance des temps. Si le verbe de parole est au passé, les temps reculent d'un cran :

  • présent → imparfait : « Je suis prêt. » → Il dit qu'il était prêt.
  • passé composé → plus-que-parfait : « J'ai fini. » → Il dit qu'il avait fini.
  • futur simple → conditionnel présent : « Je viendrai. » → Il dit qu'il viendrait.
  • impératif → de + infinitif : « Sors ! » → Il lui ordonna de sortir.

3. Les repères de temps et de lieu. aujourd'hui → ce jour-là · demain → le lendemain · hier → la veille · ici → là · maintenant → alors.

Exemples

  • Direct : « Je pars demain, annonça-t-elle. »
  • Indirect : « Elle annonça qu'elle partait le lendemain. »
  • Direct : « Es-tu prêt ? » demanda-t-il.
  • Indirect : « Il demanda s'il était prêt. » → plus de « ? », plus d'inversion
  • Indirect libre : « Elle regarda la valise. Partirait-elle vraiment le lendemain ? »

Astuce

Pour reconnaître le mode de rapport, cherche dans cet ordre :

1. Des guillemets ou un tiret ? → direct.

2. Un « que » ou un « si » après un verbe de parole ? → indirect.

3. Ni l'un ni l'autre, mais des temps du passé et des questions sans réponse ? → indirect libre.

Et pour vérifier une transformation, fais le chemin inverse : remets les guillemets. Si la phrase d'origine sonne juste, la transformation était bonne.

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Exercices, avec le corrigé

Complète chaque phrase avec le mot qui convient.

  1. a. Marie ajouta : « Je n'entends rien du tout. » — Au discours indirect : Marie ajouta que je n'entends rien du tout · qu'elle n'entend rien du tout · qu'elle n'entendait rien du tout Réponse qu'elle n'entendait rien du tout
  2. b. Marie répondit : « J'ai très faim. » — Au discours indirect : Marie répondit que j'ai très faim · qu'elle a très faim · qu'elle avait très faim Réponse qu'elle avait très faim

« Emma soupira longuement. Elle voulait rentrer à la maison, et vite. » — quel est le mode de rapport des paroles ?

  1. a. discours indirect libre · discours indirect · discours direct Réponse discours indirect libre
  2. b. discours indirect libre · discours indirect · discours direct Réponse discours indirect libre

Complète avec les mots de l'encadré.

  1. a. Emma déclara : « Je ne sais pas la réponse. » — Au discours indirect : Emma déclara . Réponse qu'elle ne savait pas la réponse
  2. b. Paul ajouta : « J'ai perdu mes clés. » — Au discours indirect : Paul ajouta . Réponse qu'il avait perdu ses clés

Classe chaque mot dans la bonne catégorie.

  1. a. Marie fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. · Léo expliqua : « Je viendrai demain. » · Léo murmura qu'il reviendrait avant la nuit. · Léa ajouta : « J'ai très faim. » · Emma attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. · Léo déclara qu'il n'entendait rien du tout. · Marie ajouta : « Je veux rentrer à la maison. » · Léo affirma qu'il viendrait le lendemain. → Discours direct / Discours indirect / Discours indirect libre Réponse Léo expliqua : « Je viendrai demain. » → Discours direct · Léo murmura qu'il reviendrait avant la nuit. → Discours indirect · Léa ajouta : « J'ai très faim. » → Discours direct · Emma attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. → Discours indirect libre · Léo déclara qu'il n'entendait rien du tout. → Discours indirect · Marie ajouta : « Je veux rentrer à la maison. » → Discours direct · Léo affirma qu'il viendrait le lendemain. → Discours indirect · Marie fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. → Discours indirect libre · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. → Discours indirect libre

Classe chaque mot dans la bonne colonne.

  1. a. Marie répondit qu'elle avait perdu ses clés. · Paul rangea ses affaires sans se presser. Il reviendrait avant la nuit, c'était certain. · Marie relut la question une dernière fois. Elle ne savait pas la réponse, tant pis. · Marie se pencha vers la porte. Elle n'entendait rien du tout, absolument rien. · Emma affirma qu'elle reviendrait avant la nuit. · Léa fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. · Léa ajouta qu'elle voulait rentrer à la maison. · Léo répondit qu'il viendrait le lendemain. → Discours indirect libre / Discours indirect Réponse Paul rangea ses affaires sans se presser. Il reviendrait avant la nuit, c'était certain. → Discours indirect libre · Marie relut la question une dernière fois. Elle ne savait pas la réponse, tant pis. → Discours indirect libre · Marie se pencha vers la porte. Elle n'entendait rien du tout, absolument rien. → Discours indirect libre · Emma affirma qu'elle reviendrait avant la nuit. → Discours indirect · Léa fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. → Discours indirect libre · Léa ajouta qu'elle voulait rentrer à la maison. → Discours indirect · Léo répondit qu'il viendrait le lendemain. → Discours indirect · Marie répondit qu'elle avait perdu ses clés. → Discours indirect

Relie chaque élément à sa paire.

  1. a. Tom expliqua : « Je reviendrai avant la nuit. » · Léa expliqua qu'elle viendrait le lendemain. · Tom déclara qu'il reviendrait avant la nuit. · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. · Marie regarda l'horloge. Elle avait très faim, vraiment très faim. ↔ discours indirect libre · discours direct · discours indirect Réponse Tom expliqua : « Je reviendrai avant la nuit. » → discours direct · Léa expliqua qu'elle viendrait le lendemain. → discours indirect · Tom déclara qu'il reviendrait avant la nuit. → discours indirect · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. → discours indirect libre · Marie regarda l'horloge. Elle avait très faim, vraiment très faim. → discours indirect libre

Deux exemples par type d'exercice. Composer une fiche complète sur discours direct, indirect, indirect libre, tirée au sort parmi 839 exercices vérifiés.

Types de phrases

Une phrase peut affirmer (« il fait beau »), demander (« est-ce qu'il fait beau ? ») ou s'exclamer (« comme il fait beau ! »). Votre enfant apprend à reconnaître ces trois intentions, à la tournure employée autant qu'à la ponctuation finale. Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.

La leçon

Les cas qui se ressemblent

  • « Quel » n'est pas toujours exclamatif : « Quel livre lis-tu ? » pose une question, « Quel beau livre ! » exprime l'admiration. C'est la suite de la phrase qui tranche.
  • Un point d'exclamation ne fait pas une exclamative : « Sors ! » donne un ordre — c'est une phrase à la forme impérative, pas une exclamative.
  • Dans l'interrogation indirecte, il n'y a ni inversion ni point d'interrogation : « Je me demande s'il viendra. »

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La forme négative

La négation se construit avec DEUX mots qui encadrent le verbe : « il ne vient pas », « je n'ai rien vu ». À l'oral on en oublie souvent un ; à l'écrit, les deux sont obligatoires. Votre enfant apprend à transformer une phrase affirmative en phrase négative, et l'inverse. Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.

La leçon

Les négations plus fines

  • ne… que n'est pas une négation mais une restriction : « Je n'ai que deux euros » = j'ai seulement deux euros.
  • Attention aux doubles négations qui s'annulent : « Il n'est pas impossible qu'il vienne » = il est possible qu'il vienne.
  • Avec « personne », « rien », « aucun » comme sujets, on garde « ne » : « Personne n'est venu. »

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La forme impérative

Donner un ordre change la forme du verbe et fait disparaître le sujet : « tu ranges ta chambre » devient « range ta chambre ! ». Le piège est le « s » final, qui disparaît lui aussi. Votre enfant apprend à reconnaître cette forme et à la produire. Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.

La leçon

La place des pronoms compléments

À l'impératif affirmatif, le pronom complément passe après le verbe, relié par un trait d'union : « Donne-le-moi. »

À la forme négative, il reprend sa place habituelle devant le verbe : « Ne me le donne pas. »

La conjugaison du verbe à l'impératif (les trois personnes, les irréguliers aie, sois, sache, va) se travaille à part, avec les temps.

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La forme passive

La même information peut se dire de deux façons : « le chat mange la souris » ou « la souris est mangée par le chat ». Dans la seconde, celui qui subit passe en premier. Votre enfant apprend à reconnaître cette tournure et à passer de l'une à l'autre. Au programme de la 6e — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 3, BO n°16 du 17 avril 2025).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 3.

La leçon

Le complément d'agent facultatif

On peut supprimer le « par… » quand l'auteur de l'action est inconnu ou sans importance : « La fenêtre a été cassée. » C'est très fréquent dans la presse et les textes scientifiques.

Piège : ne confonds pas un passif avec un passé composé avec être. « Elle est tombée » = passé composé (personne ne la fait tomber). « Elle est appelée par sa mère » = passif (quelqu'un l'appelle). Teste en ajoutant « par quelqu'un » : si c'est possible, c'est un passif.

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Propositions juxtaposées, coordonnées, subordonnées

Quand une phrase contient plusieurs verbes conjugués, on peut relier les morceaux de trois façons : par une virgule (« il pleut, je reste »), par un petit mot comme « et » ou « mais » (« il pleut mais je sors »), ou en rendant l'un dépendant de l'autre (« je reste parce qu'il pleut »). Votre enfant apprend à distinguer ces trois liens. Au programme de la 6e — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 3, BO n°16 du 17 avril 2025).

Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 3.

La leçon

Les subordonnées de plus près

Les subordonnées ne se valent pas — on les distingue par ce qu'elles complètent :

  • relative (qui, que, dont, où) — elle complète un nom : « le livre que j'ai lu » ;
  • conjonctive (que, quand, si, parce que…) — elle complète le verbe : « Je pense qu'il viendra » ;
  • interrogative indirecte — elle rapporte une question sans point d'interrogation : « Je me demande s'il viendra. »

Piège : « car » coordonne, « parce que » subordonne, alors que les deux disent la cause. Test : on peut déplacer la subordonnée en tête de phrase (« Parce qu'il pleut, je reste »), jamais la coordonnée (« Car il pleut, je reste » est incorrect).

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