Grammaire · 5ᵉ · 4ᵉ · 3ᵉ
La phrase 5ᵉ, 4ᵉ, 3ᵉ : leçon et exercices corrigés
Vous trouverez ici les 8 notions de la phrase abordées en 5ᵉ, 4ᵉ, 3ᵉ : pour chacune, la règle telle qu'on l'explique à un élève, puis des exercices avec leur corrigé. Tout est libre de reproduction pour la classe, et le générateur compose une fiche A4 différente autant de fois que nécessaire.
La forme passive
La même information peut se dire de deux façons : « le chat mange la souris » ou « la souris est mangée par le chat ». Dans la seconde, celui qui subit passe en premier. Votre enfant apprend à reconnaître cette tournure et à passer de l'une à l'autre. Au programme de la 4e (la voix passive) — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 4, BO n°10 du 5 mars 2026).
La leçon
1J'observe
2Je comprends
À la forme active, le sujet fait l'action. À la forme passive, il la subit. On forme le passif avec l'auxiliaire être + le participe passé, qui s'accorde avec le sujet.
On parle de forme passive ou de voix passive : c'est une forme de phrase, comme la négative et l'exclamative. Le type ne change pas : une phrase déclarative reste déclarative, on a seulement retourné les rôles.
3Le complément d'agent facultatif
On peut supprimer le « par… » quand l'auteur de l'action est inconnu ou sans importance : « La fenêtre a été cassée. » C'est très fréquent dans la presse et les textes scientifiques.
Piège : ne confonds pas un passif avec un passé composé avec être. « Elle est tombée » = passé composé (personne ne la fait tomber). « Elle est appelée par sa mère » = passif (quelqu'un l'appelle). Teste en ajoutant « par quelqu'un » : si c'est possible, c'est un passif.
4Je retiens
Forme passive = être + participe passé accordé avec le sujet, qui subit l’action.
5Je m'entraîne
- La tarte mangée par les enfants.
esta
Voir la réponse
est — Au passif, l’auxiliaire est être : la tarte est mangée.
- Les lettres sont par le facteur.
distribuéesdistribuésdistribuédistribuer
Voir la réponse
distribuées — Le participe s’accorde avec le sujet « les lettres » : féminin pluriel.
Exercices, avec le corrigé
Complète chaque phrase avec le mot qui convient.
- a. Les invitations … par le directeur. sont refusées · ont refusées · sont refuser · sont refusés Réponse sont refusées
- b. Aujourd'hui, les fleurs … dans le jardin. ont plantées · sont planter · sont plantées · sont plantés Réponse sont plantées
Complète avec les mots de l'encadré.
- a. La maison, qui avait été … par les artisans du village, fut … par une tempête pendant la nuit. Les murs furent ensuite … par les mêmes mains habiles. Réponse construite · détruite · réparés
- b. La couronne royale a été … par le bijoutier. Elle a été … par la reine. Réponse réparée · choisie
Complète chaque phrase avec le mot qui convient.
- a. L'arbre … par le jardinier. (couper, passé composé) Réponse est coupé
- b. La voiture … avec soin. (laver, passé composé) Réponse est lavée
Corrige la phrase.
- a. Les plantes sont cultivé par les agriculteurs dans les serres. Réponse Les plantes sont cultivées par les agriculteurs dans les serres.
- b. La salle de classe sale a été nettoie part la femme de ménage qui sait arrivée très tôt le matin. Réponse La salle de classe sale a été nettoyée par la femme de ménage qui est arrivée très tôt le matin.
Deux exemples par type d'exercice. Composer une fiche complète sur la forme passive, tirée au sort parmi 109 exercices vérifiés.
Propositions subordonnées : relative, conjonctive, interrogative indirecte
Une subordonnée n'est pas toujours la même chose : elle peut préciser un nom (« le livre que j'ai lu » — relative), compléter un verbe (« je sais qu'il vient » — conjonctive) ou reprendre une question (« je me demande s'il vient » — interrogative indirecte). Votre enfant apprend à les reconnaître et à les nommer. Au programme de la 5e — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 4, BO n°10 du 5 mars 2026).
La leçon
1J'observe
2Je comprends
Une subordonnée dépend toujours de quelque chose. Pour la nommer, ne te fie pas seulement au mot qui l'introduit — regarde aussi ce qu'elle complète, juste avant elle.
3La relative
Elle complète un nom, appelé son antécédent, et fait partie du groupe nominal. Elle est introduite par un pronom relatif : qui, que, quoi, dont, où, lequel, auquel, duquel.
« Le livre que j'ai lu est passionnant. » → que j'ai lu complète le livre.
Le pronom relatif se choisit selon sa fonction dans la subordonnée : qui = sujet, que = COD, dont remplace un complément introduit par « de », où indique le lieu ou le temps.
4La conjonctive
Elle est introduite par une conjonction de subordination (que, quand, comme, si, parce que, bien que, pour que…) et complète un verbe, ou toute la phrase :
- complétive — elle est le COD du verbe : « Je pense qu'il viendra. » (je pense quoi ?)
- circonstancielle — elle donne le temps, la cause, le but, la condition : « Il part parce qu'il pleut. »
5L'interrogative indirecte
C'est une question rapportée, pas posée. Elle suit un verbe de question ou de savoir (demander, savoir, ignorer, se demander) et se reconnaît à trois absences : pas de point d'interrogation, pas d'inversion du sujet, pas de « est-ce que ».
- « Je me demande s'il viendra. » — et non je me demande viendra-t-il ?
- « Dis-moi où tu vas. » — et non où vas-tu.
6Je retiens
Une subordonnée relative complète un nom, une conjonctive complète un verbe ou la phrase, une interrogative indirecte rapporte une question.
7Je m'entraîne
- « Le gâteau que tu as fait est délicieux » : la subordonnée est .
relativeconjonctiveinterrogative indirecte
Voir la réponse
relative — « que tu as fait » complète le nom « gâteau » : c'est une relative.
- « Je me demande s'il pleuvra » : la subordonnée est .
interrogative indirecteconjonctiverelative
Voir la réponse
interrogative indirecte — Une question rapportée après « se demander », sans « ? » ni inversion.
Exercices, avec le corrigé
Réponds à la consigne écrite au début de chaque ligne.
- a. « Ce vieux chien que ce joueur caresse est gentil » — quel est le type de cette subordonnée ? interrogative indirecte · relative · conjonctive Réponse relative
- b. « La pluie tombe sur le toit quand nous jouons aux cartes » — quel est le type de cette subordonnée ? interrogative indirecte · conjonctive · relative Réponse conjonctive
Complète avec les mots de l'encadré.
- a. Je ne sais pas … tes voisins vendent Réponse ce que
- b. Tu sais … les enfants jouent Réponse où
Classe chaque phrase dans la bonne catégorie.
- a. La directrice que cet élève regarde est souriante · Je sais que des messagers reviennent · Il se demande si ses oiseaux reviennent · Cette jolie pie que la fermière regarde semble curieuse · Ce garçon malin que la maîtresse félicite semble content · Tu penses que ses chats dorment · Tu penses que ce jardinier trouve tes seaux · Tu sais où leurs cadets battent ce clairon · Nous savons où ses musiciens répètent ces chansons → Propositions relatives / Propositions conjonctives / Interrogatives indirectes Réponse Tu penses que ses chats dorment → Propositions conjonctives · Tu penses que ce jardinier trouve tes seaux → Propositions conjonctives · Tu sais où leurs cadets battent ce clairon → Interrogatives indirectes · Nous savons où ses musiciens répètent ces chansons → Interrogatives indirectes · La directrice que cet élève regarde est souriante → Propositions relatives · Je sais que des messagers reviennent → Propositions conjonctives · Il se demande si ses oiseaux reviennent → Interrogatives indirectes · Cette jolie pie que la fermière regarde semble curieuse → Propositions relatives · Ce garçon malin que la maîtresse félicite semble content → Propositions relatives
Classe chaque phrase dans la bonne colonne.
- a. Le visiteur qui rit est très grand · Le boulanger prépare le pain quand le jour se lève · Le patient poli que mon médecin reçoit paraît pressé · Elle dit que mes lapins sautent · Elle dit que ma sœur entend ces chansons · La bouchère qui entre est gaie · Le chien aboie dans le jardin quand le facteur passe devant la maison → Propositions relatives / Propositions conjonctives Réponse Elle dit que mes lapins sautent → Propositions conjonctives · Elle dit que ma sœur entend ces chansons → Propositions conjonctives · La bouchère qui entre est gaie → Propositions relatives · Le chien aboie dans le jardin quand le facteur passe devant la maison → Propositions conjonctives · Le visiteur qui rit est très grand → Propositions relatives · Le boulanger prépare le pain quand le jour se lève → Propositions conjonctives · Le patient poli que mon médecin reçoit paraît pressé → Propositions relatives
Relie chaque élément à sa paire.
- a. Nous savons où le merle dort · Je ne sais pas ce que mes cousines achètent · Nous voyons que mon voisin porte ses paniers · Cette patronne souriante qui travaille est aimable · La maîtresse explique la leçon lorsque les élèves écoutent ↔ relative · interrogative indirecte · conjonctive Réponse Nous savons où le merle dort → interrogative indirecte · Je ne sais pas ce que mes cousines achètent → interrogative indirecte · Nous voyons que mon voisin porte ses paniers → conjonctive · Cette patronne souriante qui travaille est aimable → relative · La maîtresse explique la leçon lorsque les élèves écoutent → conjonctive
Deux exemples par type d'exercice. Composer une fiche complète sur propositions subordonnées : relative, conjonctive, interrogative indirecte, tirée au sort parmi 285 exercices vérifiés.
Discours direct, indirect, indirect libre
On peut rapporter des paroles de trois façons : en les citant telles quelles (« Il a dit : « Je viens. » »), en les reformulant (« Il a dit qu'il venait »), ou en les glissant dans le récit sans guide clair (discours indirect libre). Votre enfant apprend à les distinguer à la lecture. Au programme de la 5e — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 4, BO n°10 du 5 mars 2026).
La leçon
1J'observe
2Je comprends
Rapporter des paroles, c'est choisir la distance qu'on met entre elles et soi.
- Discours direct — les paroles sont citées telles quelles, signalées par des guillemets ou un tiret, avec un verbe de parole : « Je viendrai demain », dit-il.
- Discours indirect — les paroles sont fondues dans la phrase, introduites par que, si ou un mot interrogatif. Plus de guillemets, plus de ponctuation de dialogue : Il a dit qu'il viendrait le lendemain.
- Discours indirect libre — ni guillemets ni mot subordonnant, mais on entend quand même la voix du personnage. C'est un procédé de roman : Il regardait la porte. Viendrait-elle enfin ?
3Passer du direct à l'indirect
C'est l'exercice classique, et il ne s'improvise pas : trois choses changent en même temps.
1. La personne. « Je » devient « il » ou « elle », « mon » devient « son ».
- « Je ferai mes devoirs. » → Il a dit qu'il ferait ses devoirs.
2. Le temps — c'est la concordance des temps. Si le verbe de parole est au passé, les temps reculent d'un cran :
- présent → imparfait : « Je suis prêt. » → Il a dit qu'il était prêt.
- passé composé → plus-que-parfait : « J'ai fini. » → Il a dit qu'il avait fini.
- futur simple → conditionnel présent : « Je viendrai. » → Il a dit qu'il viendrait.
- impératif → de + infinitif : « Sors ! » → Il lui ordonna de sortir.
3. Les repères de temps et de lieu. aujourd'hui → ce jour-là · demain → le lendemain · hier → la veille · ici → là · maintenant → alors.
4Je retiens
Direct : les paroles telles quelles, entre guillemets ; indirect : après « que » ou « si », la personne, le temps et les repères changent ; indirect libre : ni guillemets ni « que », mais on entend la voix du personnage.
5Je m'entraîne
- « Je viendrai demain », dit-il. → Il a dit qu'il le lendemain.
viendraitviendra
Voir la réponse
viendrait — Le verbe de parole est au passé : le futur devient conditionnel présent.
- Il fixait la porte. Allait-elle enfin revenir ? Ce passage est au discours .
indirect libreindirectdirect
Voir la réponse
indirect libre — Ni guillemets ni « que », mais on entend la question du personnage.
Exercices, avec le corrigé
Complète chaque phrase avec le mot qui convient.
- a. Marie ajouta : « Je n'entends rien du tout. » — Au discours indirect : Marie ajouta … que je n'entends rien du tout · qu'elle n'entend rien du tout · qu'elle n'entendait rien du tout Réponse qu'elle n'entendait rien du tout
- b. Tom ajouta : « Je pars tout de suite. » — Au discours indirect : Tom ajouta … qu'il part tout de suite · qu'il partait tout de suite · que je pars tout de suite Réponse qu'il partait tout de suite
Réponds à la consigne écrite au début de chaque ligne.
- a. « Léa répondit : “Je veux rentrer à la maison.” » — quel est le mode de rapport des paroles ? discours indirect libre · discours direct · discours indirect Réponse discours direct
- b. « Paul ajouta qu'il n'entendait rien du tout. » — quel est le mode de rapport des paroles ? discours indirect libre · discours indirect · discours direct Réponse discours indirect
Complète avec les mots de l'encadré.
- a. Emma déclara : « Je ne sais pas la réponse. » — Au discours indirect : Emma déclara …. Réponse qu'elle ne savait pas la réponse
- b. Tom répondit : « Je reviendrai avant la nuit. » — Au discours indirect : Tom répondit …. Réponse qu'il reviendrait avant la nuit
Classe chaque phrase dans la bonne catégorie.
- a. Marie fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. · Léo expliqua : « Je viendrai demain. » · Léo murmura qu'il reviendrait avant la nuit. · Léa ajouta : « J'ai très faim. » · Emma attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. · Léo déclara qu'il n'entendait rien du tout. · Marie ajouta : « Je veux rentrer à la maison. » · Léo affirma qu'il viendrait le lendemain. → Discours direct / Discours indirect / Discours indirect libre Réponse Léo expliqua : « Je viendrai demain. » → Discours direct · Léo murmura qu'il reviendrait avant la nuit. → Discours indirect · Léa ajouta : « J'ai très faim. » → Discours direct · Emma attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. → Discours indirect libre · Léo déclara qu'il n'entendait rien du tout. → Discours indirect · Marie ajouta : « Je veux rentrer à la maison. » → Discours direct · Léo affirma qu'il viendrait le lendemain. → Discours indirect · Marie fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. → Discours indirect libre · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. → Discours indirect libre
Classe chaque phrase dans la bonne colonne.
- a. Marie répondit qu'elle avait perdu ses clés. · Paul rangea ses affaires sans se presser. Il reviendrait avant la nuit, c'était certain. · Marie relut la question une dernière fois. Elle ne savait pas la réponse, tant pis. · Marie se pencha vers la porte. Elle n'entendait rien du tout, absolument rien. · Emma affirma qu'elle reviendrait avant la nuit. · Léa fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. · Léa ajouta qu'elle voulait rentrer à la maison. · Léo répondit qu'il viendrait le lendemain. → Discours indirect libre / Discours indirect Réponse Paul rangea ses affaires sans se presser. Il reviendrait avant la nuit, c'était certain. → Discours indirect libre · Marie relut la question une dernière fois. Elle ne savait pas la réponse, tant pis. → Discours indirect libre · Marie se pencha vers la porte. Elle n'entendait rien du tout, absolument rien. → Discours indirect libre · Emma affirma qu'elle reviendrait avant la nuit. → Discours indirect · Léa fouilla ses poches une deuxième fois. Elle avait perdu ses clés, quelle catastrophe. → Discours indirect libre · Léa ajouta qu'elle voulait rentrer à la maison. → Discours indirect · Léo répondit qu'il viendrait le lendemain. → Discours indirect · Marie répondit qu'elle avait perdu ses clés. → Discours indirect
Relie chaque élément à sa paire.
- a. Tom expliqua : « Je reviendrai avant la nuit. » · Léa expliqua qu'elle viendrait le lendemain. · Tom déclara qu'il reviendrait avant la nuit. · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. · Marie regarda l'horloge. Elle avait très faim, vraiment très faim. ↔ discours indirect libre · discours direct · discours indirect Réponse Tom expliqua : « Je reviendrai avant la nuit. » → discours direct · Léa expliqua qu'elle viendrait le lendemain. → discours indirect · Tom déclara qu'il reviendrait avant la nuit. → discours indirect · Léa attrapa son manteau. Elle partait tout de suite, inutile d'attendre. → discours indirect libre · Marie regarda l'horloge. Elle avait très faim, vraiment très faim. → discours indirect libre
Deux exemples par type d'exercice. Composer une fiche complète sur discours direct, indirect, indirect libre, tirée au sort parmi 665 exercices vérifiés.
Types de phrases
Une phrase peut affirmer (« tu fermes la porte »), demander (« est-ce que tu fermes la porte ? ») ou donner un ordre (« ferme la porte »). Votre enfant apprend à reconnaître ces trois types de phrases à leur construction — un mot pour questionner, un sujet qui disparaît pour ordonner —, la ponctuation finale venant le confirmer. Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).
Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.
La leçon
1Les cas qui se ressemblent
- « Quel » n'est pas toujours une question : « Quel livre lis-tu ? » pose une question, « Quel beau livre ! » est une exclamation. C'est la suite de la phrase qui tranche.
- Un point d'exclamation ne fait pas le type : « Sors ! » est une phrase impérative ; « Il est parti ! » reste une déclarative.
- Dans l'interrogation indirecte, il n'y a ni inversion ni point d'interrogation : « Je me demande s'il viendra. » — la phrase est déclarative.
Les formes négative et exclamative
Une même phrase peut se mettre à la forme négative (« il ne vient pas » : deux mots encadrent le verbe) ou à la forme exclamative (« comme il fait beau ! » : un mot en tête dit la surprise ou l'admiration). Votre enfant apprend à reconnaître ces deux formes et à passer d'une phrase affirmative à l'une ou à l'autre — au CM, aussi avec un temps composé : « il n'a pas mangé ». Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).
Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.
La leçon
1Les négations plus fines
- ne… que n'est pas une négation mais une restriction : « Je n'ai que deux euros » = j'ai seulement deux euros.
- Attention aux doubles négations qui s'annulent : « Il n'est pas impossible qu'il vienne » = il est possible qu'il vienne.
- Avec « personne », « rien », « aucun » comme sujets, on garde « ne » : « Personne n'est venu. »
La phrase impérative
Donner un ordre fait disparaître le sujet : « tu ranges ta chambre » devient « range ta chambre ! ». C'est l'un des trois types de phrases, avec la phrase qui affirme et celle qui questionne. Le piège est le « s » final, qui disparaît lui aussi. Votre enfant apprend à reconnaître cette phrase et à la construire. Au programme du CE1 — Grammaire et orthographe (programme de cycle 2, BO n°41 du 31 octobre 2024).
Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 2.
La leçon
1La place des pronoms compléments
À l'impératif affirmatif, le pronom complément passe après le verbe, relié par un trait d'union : « Donne-le-moi. »
À la forme négative, il reprend sa place habituelle devant le verbe : « Ne me le donne pas. »
La conjugaison du verbe à l'impératif (les trois personnes, les irréguliers aie, sois, sache, va) se travaille à part, avec les temps.
Phrase complexe : propositions juxtaposées, coordonnées, subordonnées
Une phrase peut contenir un seul verbe conjugué (« le chat dort ») ou plusieurs (« le chat dort quand la nuit tombe ») : elle est alors complexe. Votre enfant apprend d'abord à compter les verbes conjugués, puis à distinguer les trois façons de relier les morceaux : une virgule (« il pleut, je reste »), un petit mot comme « et » ou « mais », ou une dépendance (« je reste parce qu'il pleut »). Au programme du CM2 — Grammaire et orthographe grammaticale (programme de cycle 3, BO n°16 du 17 avril 2025).
Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 3.
La leçon
1Les subordonnées de plus près
Les subordonnées ne se valent pas — on les distingue par ce qu'elles complètent :
- relative (qui, que, dont, où) — elle complète un nom : « le livre que j'ai lu » ;
- conjonctive (que, quand, parce que, si…) — elle complète le verbe ou toute la phrase : « Je pense qu'il viendra », « Je reste parce qu'il pleut » ;
- interrogative indirecte — elle rapporte une question sans point d'interrogation : « Je me demande s'il viendra. »
Piège : « car » coordonne, « parce que » subordonne, alors que les deux disent la cause. Test : on peut déplacer la subordonnée en tête de phrase (« Parce qu'il pleut, je reste »), jamais la coordonnée (« Car il pleut, je reste » est incorrect).
Les liens logiques et les connecteurs
« Il pleuvait, donc nous sommes restés à la maison » : le petit mot « donc » dit que la pluie est la cause et le fait de rester, la conséquence. Votre enfant apprend à choisir le mot de liaison qui dit le bon lien — cause, conséquence, opposition, but, ajout, temps — et à le reconnaître dans ce qu’il lit : c’est ce qui permet de suivre un raisonnement. Au programme de la 6e (repérer les liens logiques) — Lecture et compréhension (programme de cycle 3, BO n°16 du 17 avril 2025) ; repris en 3e : « employer des connecteurs logiques variés » (programme de cycle 4, BO n°10 du 5 mars 2026).
Cette notion est introduite plus tôt dans la scolarité ; on ne reprend ici que ce qu'elle demande de nouveau au cycle 4 — la règle de départ et ses exercices sont dans la section du cycle 3.
La leçon
1Les connecteurs d'un raisonnement
Dans un texte qui cherche à convaincre, les connecteurs sont la charpente : ils annoncent un argument (car, en effet, d'abord, ensuite), un exemple (par exemple, ainsi), une concession (certes… mais, même si) ou une conclusion (donc, ainsi, en somme, finalement). Les repérer permet de suivre la thèse d'un auteur et d'organiser la sienne.